Mardi 3 avril 2007
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Il y a quelque jour une « passante » sur mon blog m’a dit qu’elle avait ressenti de la tristesse à
travers mon blog et qu’elle était tombée sur l’article moral au ras des chaussettes. J’ai peut être une explication. Même deux – je suis cyclothymique comme beaucoup de scorpion et puis j’étais
en train de lire un roman qui me ramenait 7 ans en arrière – qui me faisait poser l’éternelle question sur la fin de la vie.
Laurent Mallet, connaissez vous ce « beau gosse » plein de talent ? (son jumeau Pierre
également), il a fait chaviré mon cœur dans les années 80. Je ne savais pas qu’il avait un joli brin de plume. Mais je ne savais pas non plus qu’il
avait vécu en 1985 une situation cruelle pour un fils.
Accompagner - celle qui vous a donné le jour, les repères, l’amour - au seuil de la mort. Prendre la
décision, certes avec son frère d’abréger ses souffrances.
C’est un sujet brûlant et toujours d’actualité puisque personne dans le monde de la politique ne veut prendre
la décision de légiférer et n’opère qu’au coup par coup, pour les sanctions bien sûr ...!!!!
Euthanasie quel mot dur, alors qu’il signifie mort douce. C’est surtout la fin du mot qui claque comme un coup
de fouet (nasie - nazi - sans doute trop lié à la souffrance, à la cruauté).
Laurent Mallet alterne chapitre après chapitre l’évolution de la
maladie de Flo sa maman, avec sa vie d’enfant d’ado ses bonheurs- être le fils d’une mère sublime, sa carrière au cinéma au théâtre. Vous comprendrez aisément que j’ai aimé ce livre.
Dévoré littéralement.
Il me ramène comme je l’ai dit il y a 7 ans, époque où je me suis même entendu dire, car on a un peu honte …
« surtout pour ma maman je ne veux pas d’acharnement thérapeutique, s’il vous plaît ne la branchez pas de partout » elle avait déjà tellement souffert de sa « déchéance
physique », sa perte d’autonomie, c’était son énième accident vasculaire cérébral, elle était dans le coma complètement paralysée – le lendemain, elle était partie. On rencontre parfois une
équipe médicale plus humaine. Et là il ne s’agissait pas d’euthanasie mais de cesser de la maintenir artificiellement en vie. Un peu d’humanité …
Voilà peut être pourquoi, j'ai donné cette impression de tritesse.
Et puis aussi je fais beaucoup de broderies... et des choses dont je ne peux parler encore ... chut
Merci pour les pts comms.